RMT

Qu’est-ce que le Rhythmic Movement Training?

Cette méthode a été créée par un psychiatre suédois, le Dr Harald Blomberg. Il s’est basé sur l’observation des travaux de Kerstin Linde, avec qui il a travaillé un temps pour poser les bases du RMT.
Le Dr Blomberg part du principe que nous avons tous un schéma de développement, inné et commun à tous les bébés. Ce sont des réflexes archaïques qui doivent s’activer à différents âges pour ensuite laisser la place aux réflexes posturaux. Pour diverses raisons, le fœtus puis le bébé peuvent ne pas avoir l’opportunité ou la stimulation nécessaire pour passer chaque étape prévue dans son développement.

Quel est le rapport entre l’intégration de réflexes et les difficultés d’apprentissages, la dyslexie, l’hyperactivité?
Si ces réflexes ne s’intègrent pas, ils peuvent devenir persistants et parasiter l’enfant dans son développement en l’empêchant de mettre en place une coordination adaptée, volontaire et efficace, et en perturbant la motricité fine et la concentration.
Son accommodation visuelle pourra en être également perturbée : lecture difficile, problèmes pour suivre correctement au tableau, sentiment de maladresse, etc.

Comment agit le RMT?
D’une part, l’entraînement des mouvements doux rythmiques non seulement « re-câble » le cerveau, en créant de nouvelles connexions entre les neurones, mais en plus il apporte calme, sécurité et assurance.

Nous avons en outre, toute une série d’exercices à faire pour intégrer les réflexes archaïques qui n’ont pas pu l’être durant la grossesse, la naissance ou les premiers mois de vie de l’enfant. Leur intégration élimine donc ce qui parasitait l’enfant (ou l’adulte) tant qu’ils étaient actifs.

Le cervelet :
Durant l’évolution le cervelet s’est développé en un renflement sur le tronc cérébral avec de solides connexions avec les noyaux du cerveau, dont les noyaux vestibulaires. Le cervelet possède aussi des connexions importantes avec le cortex moteur et il joue un rôle primordial dans la coordination motrice.

La fonction du cervelet est le prolongement de la fonction des noyaux vestibulaires, c’est à dire l’analyse et la coordination de toutes les sortes de messages sensoriels spécialement ceux des sens de l’équilibre et de la proprioception. En collaboration avec le tronc cérébral, le cerveau établit une correspondance entre les informations posturales et kinesthésiques, rendant les mouvements fluides, faciles et coordonnés, comblant les écarts entre le mouvement exécuté et le mouvement désiré.
Entre 6 et 12 mois, le cervelet du bébé connaît une croissance rapide qui coïncide avec le développement rapide des mouvements du bébé.
Les mouvements rythmiques du bébé activent la maturation du réseau nerveux du cervelet.

Dysfonctionnement du cervelet dans les troubles d’apprentissage et de l’attention :
Certains enfants éprouvent beaucoup de difficultés à faire des mouvements rythmiques simples de façon coordonnée. Ce souci étant moins visible quand l’enfant se déplace en position verticale, il est souvent négligé.
Ces enfants peuvent être incapables d’effectuer les mouvements rythmiques simples eux-mêmes. Une telle inaptitude peut indiquer un dysfonctionnement du cervelet qui pourrait vraisemblablement altérer le fonctionnement de plusieurs zones du cerveau, particulièrement le cortex, et plusieurs secteurs d’accomplissement. Elle peut altérer l’attention, l’organisation, le contrôle des pulsions et la pensée abstraite.
Elle peut aussi toucher les mouvements des yeux, la compréhension de la lecture, la vitesse d’analyse des informations, l’apprentissage et le développement du langage.
L’influence majeure du cervelet sur ces fonctions s’explique par les connexions importantes entre le cervelet et les régions du néocortex responsables de ces facultés. De telles connexions existent entre le cervelet et le cortex préfrontal, responsable de l’attention, de l’organisation, du jugement et du contrôle des pulsions, entre le cervelet et les aires du langage de Wernicke et Broca et entre le cervelet et les régions du lobe frontal responsables des mouvements oculaires de poursuite ou de dépistage. Quand ces régions ne reçoivent pas suffisamment de stimulations venant du cervelet, leurs réseaux nerveux ne se développent pas correctement ce qui explique leurs dysfonctionnements.
Faire les mouvements rythmiques d’une façon active peut remédier à un mauvais fonctionnement du cervelet. De plus, ces mouvements ont d’autres effets comme l’intégration des réflexes archaïques et le développement des réflexes posturaux permanents chez les jeunes enfants. Ces mouvements favorisent aussi l’établissement de liens entre les différentes parties du cerveau par exemple en stimulant la croissance des réseaux nerveux essentiels à l’excitation du cortex et à la stimulation des différentes régions du cortex par le cervelet.
Tous ces effets sont d’une grande importance pour régler les problèmes d’attention et d’apprentissage: attention, concentration contrôle des pulsions, pensée abstraite, jugement.

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